HISTOIRE

Histoire :

La Systema (russe : Cистема) terme signifiant « système » est un
art martial russe utilisé par certains groupes des forces spéciales
russes.
Il a été créé à partir d’observations réalisées par des
scientifiques, de certaines techniques utilisées dans différents arts
martiaux connus en Russie et autour de la planète.

Sa base reposerait en fait sur un art martial russe ancien, connu
depuis le Xe siècle, et amélioré pendant l’ère soviétique avec la
création du Samoz de Viktor Afanasevich Spirodonov.
Le gouvernement soviétique en avait restreint l’apprentissage et
l’utilisation à certaines divisions de ses forces d’élites, comme
les Spetsnaz (russe : Спецназ), terme désignant les Forces
spéciales. Depuis la dissolution de l’URSS, la pratique du systema est
ouverte à tous.

Origine :

La Systema puise son origine dans plusieurs sources différentes.
Parmi toutes ces sources, les deux influences principales se
retrouvent surtout dans le Samoz (Sambo) de Victor Afanasevich
Spirodonov avec l’intégration de la gymnastique militaire appliquée
et dans les arts martiaux russes anciens : remontant jusqu’à
l’époque des Bogatyrs, et, plus près de nous, des Cosaques, qui
pratiquaient eux aussi un art martial très proche et sans doute en
partie
issue des luttes traditionnelles mongoles.
Cette seconde approche est cependant discutable et controversée car
les liens reliant le Systema aux Arts Martiaux Russes anciens (AMR)
n’ont jamais pu être clairement établis
de manière spécifique et significative.

En fait, ils seraient plutôt le résultat d’une campagne
nationaliste et de désinformation menée par les Services secrets russe
(NKVD, GPU,MVD, KGB, etc.),
associant toute création produit de l’URSS, provenant uniquement
d’un patrimoine russe traditionnel, dans le but de favoriser et de
promouvoir le patriotisme durant la période de la guerre froide.
Aucun lien direct reliant la systema aux arts martiaux russes n’a jamais pu être clairement établi ni prouvé.
Diverses autres méthodes de combat corps à corps Soviet et
provenant d’autres origines, datant de la Seconde Guerre mondiale, ont
également influencé la Systema.

La Systema a été aussi connu durant la période de la guerre froide
sous l’appellation de Combat Sambo Spetsnaz (russe : Комбат Самбо
Спецназ).
Cet art martial russe est la forme évolutive du « Samoz » et/ou du « Sambo » de Viktor Spirodonov.
L’évolution du Samoz de Spirodonov et du Sambo d’Oshchepkov a été
maintenu en parallèle au Sambo (sportif et militaire) par le NKVD qui
lui-même est devenu le KGB par la suite.
C’est hors du sentier officiel de l’évolution du Sambo
militaire[12] et sportif, que la Systema fut créé, même si cette
derniere se repose sur les bases des travaux de Spirodonov sur le Samoz.

La Systema moderne serait alors le résultat d’une recherche
intensive et du développement d’un projet s’échelonnant sur plusieurs
générations d’instructeurs de combats corps à corps au Dynamo de Moscou
entre les années 1920-1980, dans la poursuite des travaux déjà
initiés par V.A. Spirodonov et V.S. Oshchepkov.
Ceci place le Systema dans la même lignée d’entraînement militaire
au combat corps à corps que le Sambo de combat et autres styles
relatifs.

Contenu :

La systema se définit comme un art où l’économie des mouvements et
la décontraction sont des éléments primordiaux au combat.
Elle peut comporter plusieurs similitudes relatives aux techniques
de l’aïkido, du taiji quan et des arts martiaux dits « internes » en
général.
Son design est destiné à être hautement adaptable et pratique.

L’entraînement s’effectue aux moyens d’exercices basés sur la
biomécanique du corps humain, des exercices de respiration et
entraînement avec partenaire(s), au lieu des kata traditionnels
prédéfinis.
L’emphase est placée principalement sur les six leviers du corps
(coudes, cou, genoux, taille, chevilles et épaules), ainsi que sur
l’enseignement des points de pression et leurs applications de même
que sur les renversements et projections. Il n’y a pas, à
proprement parler, de techniques qui sont enseignées au Systema.
L’enseignement se base plutôt sur l’apprentissage de principes liés
au combat et qui favorisent l’improvisation en toutes circonstances.

Les coups portés sont relativement libres, contrairement à la
majorité des arts martiaux orientaux ; il n’y a pas de postures, ni
d’enchaînements prédéfinis.
Le pratiquant est libre de développer son imagination. L’aspect technique concerne plutôt la façon de donner les coups.
Durant les combats, les coups sont systématiquement portés ; le geste va jusqu’à son terme.
C’est la vitesse de l’exercice qui varie en fonction du niveau des
combattants, ce qui permet de décomposer des attaques réelles et petit à
petit d’augmenter sa vitesse d’exécution.
Au Systema, dans la plupart des écoles il n’y a pas de grade ni de tenue spécifique.

Les cours se déroulent autour de différents exercices :

– Exercice en un contre un.
– Exercice en position particulière (assis sur une chaise, dans un
couloir, contre des armes blanches ou armes à feu, etc.).
– Exercice à plusieurs contre un (2, 3, etc.).
– Exercice tous contre un, ou tous contre tous, appelé le Mass Attack :

1) Un groupe s’en prend à un seul participant tout en l’encerclant,
le défendant devant apprendre à se déplacer, esquiver, se protéger et
s’échapper.

2) Le cas chacun pour soi : les participants doivent
chercher à se maintenir constamment en mouvement, et ne pas tenter de
contrôler les absorptions de coups, cela étant impossible.
Ils doivent chercher à rester détendu, cet exercice
comme beaucoup d’autres étant principalement effectué pour le
conditionnement psychologique, pour rester détendu quand c’est
difficile.

– Etc

Les fédérations de Systema, Russe (RETUINSKIH SYSTEMA OU ROSS) et
Ukrainienne (Aleksandr Maksimtsov) ont cependant du créer des
référentiels pour l’enseignement et grades de compétences acquises.
Les « niveaux » sont au nombre de 3 pour accéder à un examen
d’instructeur, 6 pour senior instructeur, 10 au total pour organiser une
fédération dans un pays.

La respiration est la pierre angulaire de la systema.
L’apprentissage et le contrôle de sa respiration doivent permettre de
dissiper la douleur, de porter les coups et d’attaquer avec conscience
et efficacité, et d’être dans de bonnes conditions psychologique et
physiologique d’aptitude au combat.
En fin de cours, tous les combattants se retrouvent en cercle pour
discuter des exercices. C’est le moment de l’apprentissage théorique et
collectif.

Force spéciale :

Parce qu’il existe plusieurs styles de combat différents pratiqués
par les Forces armées russes et ses Forces spéciales, plusieurs de ces
arts de combats sont confondus avec la systema.
Par exemple, certaines divisions et membres des Forces Spéciales
s’entraînent au Boevoe Sambo ou au Combat Sambo (sambo de combat et
militaire), ces derniers étant des méthodes distinctes dde la Systema.

Par contre, d’autres corps armés des Forces Spéciales s’entraînent
au Combat Sambo Spetsnaz (sambo de combat des Forces Spéciales),
qui est le nom ancien que portait la Systema durant la période de
la Guerre froide, d’où l’existence d’une certaine confusion.

Les premiers pratiquants de ce qui est devenu la Systema étaient
les membre de police secrète et les gardes du corps personnel de Joseph
Staline : les Sokoli Stalina.
Après la mort de Staline, la Systema est devenu un style de combat
employé par certaines Unités d’Opérations Militaires Spéciales pour les
missions à haut risque : les Spetsnaz.
Ils opéraient pour le KGB, le GRU et autres bureaux gouvernementaux.

Il existait et il existe toujours, différents arts de combats
enseignés et pratiqués par les unités des Forces Spéciales russes et la
Systema en est un parmi d’autres.
Donc, les unités Spetsnaz ne pratiquent pas toutes la Systema.
Aujourd’hui, certaines unités des Spetsnaz du GRU, par exemple,
s’entraînent selon une méthode de combat bien plus proche du Kung-Fu
chinois, enseignée par Alexander Popov et n’ayant aucun lien avec la
Systema.

En Russie, la dénomination du combat manuel (combat à mains nues) est Rukopashnii boi (Рукопашный бой).

Ce terme couvre également l’utilisation d’armes, contrairement au Borba Sambo.
Attention, au vu du succès de la Systema, et de l’effet nouveauté
des Spetsnaz, de nombreux russes commencent à se prétendre d’anciens
membres des troupes spéciales.
Même si au plus fort de la guerre froide il y avait environ 30 000
Spetsnaz en activité, tous n’étaient pas et ne sont pas du même niveau
technique au combat.

Style :

Depuis que certains pratiquants s’entraînent dans leur propre
méthode avec leur compréhension propre, leur style reflète de plus en
plus leur préférence et leur personnalité unique.

Ceci est une observation déjà notée chez les étudiants senior et chez d’autres pratiquants de haut niveau.
Plusieurs méthodes de Systema ont été ainsi créées, dont voici les plus populaires :

Kadochnikov Systema

Fondé par Aleksey Alekseyevich Kadochnikov (père) en 1962, et
développé par le général Arkady Alekseyevich Kadochnikov (fils) et
Valentina Aleksandrovna Kadochnikova (petite fille).
La « Kadochnikov Systema » est basé en partie sur le Samoz (Sambo)
de Spiridonov ainsi que plusieurs formes russes de combat au corps à
corps, datant de la Seconde Guerre mondiale.

Aleksey Alekseyevich Kadochnikov était ingénieur en génie mécanique.
C’est pour cette raison que ce système repose dans son enseignement sur les lois de la physique appliquées au combat.

Retuinskih Systema ou ROSS

Fondé par le général Alexander Retuinskih en 1990. ROSS (russe :
РОСС) est un acronyme qui provient de (russe : Российская Отечественная
Система Самозащиты) « RossiyskayaOtechestvennaya Systema Samozashchity »
et se traduit par  » Système d’autodéfense d’origine russe « .
Ce système est conçu plus comme une méthodologie pour augmenter les
performances au combat, applicable à n’importe quel art martial, plutôt
qu’un système fermé (historique du ROSS).

L’expérience d’Alexander Retuinskih se base sur la boxe, le Boevoe
Sambo et le Combat Sambo (Sambo de combat et militaire), le judo et la
Kadochnikov Systema.
Il comprend le Samoz(Sambo) de Spirodonov, le Sambo d’Oshchepkov et
de Kharlampiev, et différents dérivés de styles de combat tel que le
Tverian Buza et le Pskovan Skobar ainsi que la systématisation des arts
martiaux indigènes slaves et de leurs méthodes d’entraînement.

Élève direct du général Alexander Retuinskih, Scott Sonnon est le
premier Américain à avoir enseigné et popularisé le système de combat
ROSS, à l’extérieur de la Russie.

Ryabko Systema ou Poznai Sebia

Fondé par le colonel Mikhail Ryabko. Ancien officier de l’Armée
rouge, Mikhail Ryabko a évolué à titre de commando dans les forces
spéciales, les Spetsnaz.
L’influence principale de son système de combat provient de
l’enseignement de l’un des membres des Sokoli Stalina, Les « Faucons de
Staline« ;
le père ou l’oncle de Mikhail Ryabko (affirmation de M.Ryabko
non-prouvée à ce jour), qui était l’un des gardes du corps personnel de
Joseph Staline.

Comme tous les arts martiaux russes, la Systema n’est pas seulement
qu’une simple méthode de combat mais comprend aussi une méthode
d’exercices physiques ayant pour but d’améliorer la santé.
Cette pratique s’effectue par des exercices dans l’eau froide, des
massages, des frappes « curatives » spéciales ainsi que plusieurs autres
exercices qui ont pour but d’augmenter
drastiquement la force et le tonus au moyen d’un éventail de
mouvements naturels du corps.
« Poznai Sebia » se traduit du russe par : « Connais-toi toi-même ».

Mikhail Vasilievich Ryabko est colonel chez les Spetsnaz, chef
instructeur de l’entraînement tactique pour l’équipe de réponse
d’urgence et conseiller pour le ministre de la Justice de la Fédération
russe.
L’élève le plus connu de Ryabko est Vladimir Vasiliev, ancien capitaine de l’armée et membre des Spetsnaz.
Ensemble (Ryabko et Vasiliev), ils revendiquent la paternité de
leur Systema comme étant basé sur leurs propres expériences
personnelles.

Systema Spetsnaz

Emblème de l’unité Vympel

Fondé en 2001 par Vadim Starov, un ancien militaire des forces
spéciales (Spetsnaz) de l’armée de l’air. Il est né en Russie, dans une
famille de tradition militaire. Son père était un officier de l’armée
russe.

Dès l’âge de onze ans, Vadim s’entraine au Sambo et à l’âge de quatorze ans il débute la boxe occidentale.
À l’âge de 23 ans, il est diplômé de l’Académie Militaire des
Forces de l’Air, après avoir servi pendant deux ans dans les unités
spéciales d’opérations (les Spetsnaz).
De 1994 à 2001, Vadim Starov est membre de l’Association des anciens combattants « Vympel ».

Il est instructeur de combat à mains nues de style russe, officier
des opérations spéciales et Vice Président du Service de sécurité de
l’association des citoyens de Russie.
En 1997, Vadim Starov devient membre de L’Organisation
Internationale des anciens combattants des forces spéciales : « Monolit » .

Par la suite, il est initié et prend part au style russe de combat et méthode d’autodéfense : la « Kadochnikov Systema » .

En 2001, Vadim Starov ouvre le Centre international de combat à mains nues de style russe dans la ville de Tver.
En 2002, il est invité par les forces militaires russes pour enseigner le combat à mains nues.
Il devient instructeur à l’Académie militaire de la ville de Tver
où il y enseigne son style de combat à mains nues en plus des méthodes
spéciales de survie dans des situations extrêmes.

Depuis 2006, Vadim Starov enseigne les techniques et méthodes de
combat corps à corps de la « Systema Spetsnaz » aux agents fédéraux de
lutte antidrogue.
Il a écrit un livre sur l’entraînement militaire des forces
spéciales russes « La voie de la formation du guerrier » et il a produit
de nombreux films documentaires sur la formation des Spetsnaz (forces
spéciales).

Autres Style mineur de Systema

– Brander Systema (russe : Система Брандер)

– VOIN Systema (russe : Система ВОИН)

– SPAS (russe : СПАС – « Специальная ПрикладнаяАрмейская Система »)

– Sibirskij Vjun (russe : Сибирский Вьюн)

– Fédération Ukrainienne des Arts Martiaux Russes,

– Federation de Systema et des Arts Martiaux Russes.